Publié dans Economie

Fiscalité - Les impôts pèsent de plus en plus pour les entreprises

Publié le lundi, 06 octobre 2025

La fiscalité pèse sur les entreprises, limitant leur capacité à se développer et à investir. Selon la dernière enquête de la Banque centrale, près de deux tiers des entreprises identifient la pression fiscale comme l’un des principaux obstacles à leur fonctionnement. Ce constat met en lumière un défi structurel pour l’économie nationale pour conjuguer les besoins de recettes de l’Etat et la compétitivité des entreprises.

 

La pression fiscale se manifeste de plusieurs manières. Tout d’abord, la hausse des taxes sur les bénéfices et les importations augmente les charges des entreprises et réduit leur trésorerie disponible. Pour de nombreuses sociétés, cela signifie moins de moyens pour moderniser leurs équipements, investir dans la croissance ou même ajuster les salaires de leurs employés. 

Les grandes entreprises, malgré leurs ressources, doivent consacrer une part importante de leur temps et de leur budget à assurer la conformité fiscale, tandis que les petites et moyennes entreprises subissent une charge cumulative particulièrement lourde. « La complexité du système fiscal représente un véritable obstacle à l’investissement et à la création d’emplois », explique un analyste économique basé à Antananarivo. Selon lui, la multiplicité des taxes locales et nationales, combinée à des procédures administratives parfois opaques, oblige les entreprises à consacrer beaucoup de ressources à la simple gestion administrative, au détriment du développement stratégique. 

Conséquence

L’impact de cette pression fiscale se traduit également par des conséquences concrètes sur l’économie. Les entreprises sont moins enclines à recruter, à augmenter les salaires ou à lancer de nouveaux projets. Les petites structures, en particulier, voient leur compétitivité affaiblie face à la concurrence étrangère, car elles n’ont pas les moyens de compenser les charges fiscales élevées. Dans certains secteurs, les chefs d’entreprise rapportent même que cette pression les a conduits à limiter volontairement leur activité ou à repousser des investissements majeurs, freinant ainsi la croissance globale de l’économie nationale. Les experts estiment que si la fiscalité n’est pas rationalisée, elle risque de freiner durablement l’innovation et l’expansion des entreprises locales. Un économiste indépendant souligne : « Réduire la complexité et alléger la charge fiscale, surtout pour les PME, permettrait de stimuler l’investissement, la création d’emplois et la compétitivité du pays à long terme ». Pour les entreprises, la pression fiscale n’est donc pas seulement une question de chiffres ou de taxes à payer : elle devient un facteur stratégique qui influence directement leurs décisions d’investissement, leur capacité à recruter et, plus largement, leur rôle dans le développement économique du pays. La manière, dont l’Etat et les acteurs économiques parviendront à équilibrer ces enjeux, sera déterminante pour l’avenir du tissu entrepreneurial.

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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